Les bio déchets, késako ?

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Les bio déchets, késako ?

Lorsque l’on parle de gaspillage alimentaire, cela regroupe l’ensemble des acteurs, dont vous ! Et oui, car à son échelle, chaque consommateur gaspille.

Pour se donner une idée précise du gaspillage alimentaire, voici un chiffre qui a lui seul tire le signal d’alarme : 1/3 des aliments produits dans le monde pour la consommation humaine est perdu ou gaspillé chaque année.(1)
Voilà. Le chiffre tombe. Et maintenant, on fait quoi ?

1 - On essaie tout d’abord de comprendre d’où cela vient-il      
Ce qu’il faut savoir, c’est qu’entre les pays développés et ceux en voie de développement, la façon de gaspiller est relativement différente.  Selon une étude de 2014 (2), dans les pays en voie de développement, le gaspillage alimentaire est dû à une mauvaise gestion du calendrier des récoltes, un manque de matériel agricole, de transport, du respect de la chaine du froid, un problème de stockage…. Autrement dit, le gaspillage se note en amont de la chaîne alimentaire, au niveau de la production et jusqu’au transport de la marchandise.

Dans les pays développés, le gaspillage alimentaire est lui plus orienté au stade de la consommation, c’est-à-dire lorsque le produit se retrouve stocké chez le consommateur. Les raisons sont nombreuses : achat au format « familial », prix dégriffés parce que la date limite de consommation est proche, légumes oubliés dans le bac du réfrigérateur… Au total, on compte dans ses pays un record de déchets 280 à 300kgs par habitant et par an !

2- On essaie de savoir comment traiter au mieux ses déchets   

Pour rappel, un bio déchet est un résidu de matières organiques (végétales, animales…) On y retrouve donc des déchets de cuisine : épluchures de légumes, restes alimentaires. Grâce à la méthanisation, il est possible d’en extraire une énergie renouvelable, et de produire du compost de qualité. Plusieurs organismes proposent des solutions d’aménagement de sites pour proposer une solution de recyclage des bios déchets. Un conseil : si vous trouvez une poubelle qui favorise ce type de tri, profitez-en pour y jeter votre trognon de pomme, peau de banane ou autre détritus.

A la maison, la question a déjà été étudiée, mais il est possible de retrouver quelques précieux conseils sur cet article.
Alors à l’extérieur, plusieurs initiatives sont lancées pour minimiser les pertes.      
Au restaurant tout d’abord, quand les plats se font copieux, il est toujours possible de demander ces « doggy bag », sacs hermétiques, qui permettent de ramener chez soi les restes du plat. Autrefois, on aurait pu passer pour un radin, mais désormais on passera pour un malin ! Dans les restaurants d’entreprise, il faut savoir que progressivement apparaissent des solutions de gestion des bios déchets.

3- Le 16 octobre, on met les bouchées doubles !
Jeudi 16 octobre, c’est la journée nationale de lutte contre le gaspillage alimentaire. Une occasion particulière pour récolter quelques nouveaux conseils, et découvrir comment chacun s’implique dans cette lutte qui nous concerne tous.

Vous avez des idées « anti-gaspi » à nous faire partager ? La parole est à vous !

*Sources :           
FAO (Food and Agriculture Organization) – données 2014  
Pertes et gaspillages de nourriture dans un contaxte de systèmes alimentaires durables - HLPE 2014