Le chocolat : un seul mot pour tant de générosité sur les papilles…

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Le chocolat : un seul mot pour tant de générosité sur les papilles…

Le chocolat fait partie de ses inconditionnels du patrimoine culinaire français : à sa seule évocation, il fait déjà l’unanimité. Si certains le préfèrent au lait, d’autres vont se l’approprier plus amer, noir, et intense. Quoi qu’il en soit, il évoque pour la plupart un état extatique.

A l’approche des fêtes de fin d’année, nul doute sur le fait que chacun d’entre nous se verra offrir ou offrira un ballotin de chocolats. Cadeau gourmand par excellence, le chocolat représente l’achat fiable et sur, qui ne devrait pas apparaitre dès le lendemain sur les sites de revente de cadeaux de mauvais goût !

Et le goût parlons-en ici, puisque cette douceur suave met en émoi les papilles des gourmands depuis plusieurs siècles déjà. Le chocolat est une gourmandise intemporelle, qui trouve son origine depuis la nuit des temps, puisque le peuple Olmèque (1500-400 avant J.C), cultivait déjà le cacaoyer, à partir duquel est extrait le cacao. Cet arbre se retrouve dans des plantations situées de part et d’autre de la ligne de l’équateur. Productif pendant une trentaine d’années, une infime partie de ses fleurs formera la cabosse, son fruit.

C’est de ce dernier que sont extraites entre 20 et 40 fèves. Ces fèves vont être travaillées selon plusieurs procédés (écabossage, fermentation, séchage, torréfaction, concassage, broyage et conchage), pour obtenir le cacao tel que nous le connaissons, à quelques détails près.

Son arrivée sur l’hexagone est l’heureuse conséquence du mariage d’Anne d’Autriche, qui en souhaitait pour la cérémonie, en 1615. Mais à cette époque encore, le chocolat n’est consommé qu’en boisson lactée.  Il faudra patienter jusqu’en 1674 pour que le premier chocolat en friandise soit conçu ; le « chocolat en boudins espagnols ». Progressivement, au sortir de la Révolution Française, il va peu à peu se découvrir sous toutes les formes, se marier à des saveurs sucrées et salées. Finalement le chocolat est une question de goût, et il y en a pour tout un chacun : au lait, chocolat blanc, chocolat noir, aux amandes, au café… les saveurs auxquelles il se marie semblent exaltées.

Si à ses débuts le cacao ciblait clairement les touts petits à travers des chocolats au lait, une étude a récemment démontré que les Français devenaient progressivement des amateurs de chocolat noir. Une amertume qui séduit, et fait du chocolat un met sensible et délicat, qui sait attiser les sens un à un : la vue, puis l’odorat et le goût. On reconnait un bon chocolat noir à sa brillance, sa teinte chaude et veloutée, sa casse nette et son parfum prononcé de cacao.

Propre à l'Ile-de-France, certains chocolatiers profitent de douceurs typiquement franciliennes telles que le coquelicot de Nemours, la menthe poivrée de Milly-la-Forêt ou encore la rose de Provins, pour aromatiser leurs gourmandises chocolatées. Ce mélange de saveurs explosent en boche, en mariant l'amertume du chocolat noir, et délicatesse de la rose par exemple.

On a tous en tête cette publicité d'une petite fille de dos qui écrit sur un fond jaune "Evitez les contrefaçons". Cette publicité qui perdure dans les esprits est celle du chocolat Meunier, qui reste lui aussi un intemporel du monde de la chocolaterie.Cinq générations se sont succédées pendant 150ans, et la dernière tablette de chocolat fut produite en 1992, date à partir de laquelle cessa de fonctionner la dernière industrie de l'empire Meunier. Le site, installé à Noisiel, fait toujours partie du patrimoine culinaire régional, et accueille chaque année les visiteurs friands de ce secteur qui passionne toujours autant.

Le chocolat, cette gourmande invention, se décline, s’accorde au goût de chacun, et se cuisine également à travers moult recettes : il ne reste plus qu’à laisser place à sa créativité pour rendre chocolatés desserts, mais aussi plats salés.