Il était un marché qui naviguait sur l'eau ….

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Il était un marché qui naviguait sur l'eau ….

Le marché sur l'eau est une association qui utilise la voie fluviale comme mode de transport de sa marchandise.

En 2011, une association, répondant au nom de Marché sur l’eau, est créée.
Son objectif: utiliser la voie fluviale, et plus précisément le canal de l'Ourcq, pour transporter et approvisionner la capitale en produits frais et exclusivement issus des exploitations régionales environnantes. La démarche est lancée, en collaboration avec plusieurs agriculteurs, qui apportent leurs marchandises chaque semaine à Claye Souilly, d’où part le bateau. C’est ainsi que deux fois par semaine, le bateau est chargé de près d’une tonne de ce que l’Ile-de-France fait de mieux, au rythme des saisons.           

Au menu : productions maraîchères et arboricoles de saison, que l'on retrouve d'exploitations agricoles Seine-et-Marnaises et du val d'Oise, ainsi que quelques produits laitiers, qui embarquent sur le bateau sitôt récoltés et conditionnés. Une fois sur l’eau, la marchandise fait escale sur trois points de vente terrestres. Un marathon de 27kms, réalisés en 4h, pendant lequel pas moins d’une tonne de marchandises sera écoulée. Pour le plaisir des clients, qui peuvent se laisser surprendre par  un abonnement de panier gourmand, mais aussi des fidèles restaurateurs qui voient en ce type d’approvisionnement un gage de qualité et de fraicheur, ou encore pour les badauds qui s’attardent devant le stand, et choisissent leurs produits au détail.   

L'histoire du transport fluvial
Dès le XIème siècle, l’approvisionnement de la ville par voie fluviale est exploité, puisque de nombreux marchés s’installent le long des berges de Seine. Au fil de l’eau, le potentiel qu’offre cette voie d’approvisionnement semble inépuisable : le vin, le blé y sont par exemple transportés en grande quantité.
Dans les années 1800, l’aménagement des berges est mot d’ordre ; les canaux de l’Ourcq, Saint-Martin et Saint-Denis s’ouvrent, et le champ des possibles avec.  C’est tout un système qui se met en place, au rythme des péniches qui naviguent sur les eaux régionales. Ce type d’approvisionnement va considérablement décroître avec l’arrivée du ferroviaire, dès la seconde moitié du XIXème siècle.

Après avoir découvert le système de la Ruche qui Dit Oui, puis le drive fermier, ce mode de production est une nouvelle façon de s'approvisionner en produits issus des exploitations de proximité.Ce type de transport de marchandises est un mode alternatif, qui compte de nombreux avantages écologiques et sociétaux. L’association s’engage en effet dans un circuit-court, réduisant l’impact environnemental d’une logistique plus traditionnelle. C’est aussi un moyen de réduire le nombre d’intermédiaires, et de proposer aux consommateurs un prix de vente juste, et d’échanger directement avec les producteurs de leur production.

Pour aller plus loin :

www.marchesurleau.com