Ces produits d’Ile-de-France, au goût d’ailleurs

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Ces produits d’Ile-de-France, au goût d’ailleurs

Lorsque l’on pense « patrimoine culinaire en Ile-de-France », l’esprit s’emballe rapidement et renoue volontiers vers le souvenir du Brie, l’odeur de cresson fraîchement coupé, ou celle de la terre encore visible sur le pied d’un champignon de Paris.

Lorsque l’on pense « patrimoine culinaire en Ile-de-France », l’esprit s’emballe rapidement et renoue volontiers vers le souvenir du Brie, l’odeur de cresson fraîchement coupé, ou celle de la terre encore visible sur le pied d’un champignon de Paris. Et, instinctivement, on associe l’asperge à la commune d’Argenteuil,  le Brie à Meaux, ou encore à Melun, le cresson à Méréville…puisque c’est de ces communes que sont fondées les histoires de ces produits hautement emblématiques.
Pour une fois, il est possible d’aller au-delà de ce raccourci poncif, et de retrouver des saveurs qui sont souvent associées à des destinations lointaines. Bienvenue pour un voyage de saveurs exotiques, au cœur de l’Ile-de-France !

Vous avez dit café ?

Si bien évidemment la culture du café fait la renommée de pays d’Amérique latine et d’Afrique, sa boisson chaude (ou froide, pourquoi pas) requiert le savoir-faire de son torréfacteur. Pour que le café soit en bouche intense aux notes subtiles, le travail de sélection, d’assemblage et le profil de cuisson optimal permettent d’obtenir cette boisson si dégustée sur l’hexagone. Un vrai travail de chimiste, dont la magie opère dans les mains de Sylvain Caron, torréfacteur depuis 1974 : « Ce que je recherche dans le café, c’est un juste équilibre entre le corps du café, son acidité et sa rondeur. »  De savoureuses étapes qui permettent de profiter d’un café d’excellence, et pourquoi pas de le revisiter dans des recettes gourmandes.

Avec les fêtes qui approchent…

Décembre est synonyme pour beaucoup de moments festifs, de tradition et de repas copieux où le bien-manger prend tout son sens. S’il est un produit que l’on consomme volontiers, c’est celui de la volaille. En terrine ou en pâté, en passant par l’intemporel foie gras, la volaille fait partie intégrante du repas de fête par excellence.  Dans la région d’Ile-de-France, on compte près de 120 producteurs de volailles et lapins en 2013, principalement situés en Seine-et-Marne et dans les Yvelines. Et pour profiter d’un foie gras de canard 100% francilien pendant les fêtes de fin d’année, les aviculteurs ne gavent pas moins de 9 000 canards chaque année.  Si le Gers est réputé pour son foie gras, que les gourmands soient assurés : en manger localement, c’est possible !

Quelques bonbons, pour la route

Symbole de l’enfance, et pourtant toujours appréciés des adultes, les confiseries font également partie du patrimoine culinaire d’Ile-de-France. Sans pour autant dépasser la culture de betterave sucrière de sa voisine picarde, la région francilienne est ce que beaucoup appelle une terre à sucre, avec une culture représentative notamment dans le Val d’Oise (95). L’histoire de l’industrie sucrière a été longuement intense en Ile-de-France, bien que la plupart des usines soient aujourd’hui fermées. C’est dans les saveurs que l’on retrouve l’empreinte régionale, avec des friandises acidulées au coquelicot de Nemours, à la menthe-poivrée de Milly-la-Forêt, à la rose de Provins. Avec ces parfums florales ou plus francs de la menthe, les friandises retrouvent une vraie identité, liée à un savoir-faire ancestral et propre aux cultures de ces arômes si typiques. Si leur culture opère toujours en Ile-de-France, c’est bien le résultat d’un savoir-faire qui se transmet depuis des générations, et nécessite une attention et un soin particuliers.

Après ce voyage gourmand, on découvre peu à peu un patrimoine culinaire copieux. Pour autant, il est évident qu’en s’y penchant de plus près, l’Ile-de-France est un terroir gastronomique, dont la seule limite sera sans doute celle de la créativité pour valoriser en cuisine ce large panel de saveurs.